
Une consultation avec un psychologue
Pourquoi et quand consulter ?
On entendait dire autrefois que que l’on n’était « pas normal si on allait voir un psy », que « c’était pour les fous ». Mais maintenant qu’il y a des psychologues dans la plupart des services hospitaliers, que des cellules d’aide psychologique sont mises en place lors des évènements potentiellement traumatiques, consulter un psychologue clinicien est devenue une pratique courante.
L’idée de venir consulter un psychologue peut apparaître de plusieurs façons.
La difficulté peut être réactionnelle à un événement qui vient ébranler l’équilibre psychique qui existait jusqu’alors. Cela peut prendre beaucoup de formes. Dépression, angoisse, deuil, séparation, maladie, évènement dans la famille, au travail. Ou toute autre chose qui donne l’impression plus ou moins vague que depuis lors, il y a quelque chose qui ne va plus, que l’on n’y arrive plus. Voir ici les difficultés les plus fréquentes que nous rencontrons.
Il peut s’agir aussi d’une difficulté qui se manifeste depuis bien longtemps. L’idée de consulter est récurrente mais à chaque fois repoussée en pensant que peut-être « des gens ont plus de difficultés que moi » ou que « déjà, on s’en est sorti tout seul ».
Pour que la décision de venir consulter devienne effective, sans doute est-il il nécessaire que la personne ne comprenne pas ce qui lui arrive. Mais il est nécessaire de cesser de penser que la cause en serait « les autres » mais que lui-même, y est pour quelque chose. Comme si une part d’elle-même générait des désirs, des émotions, des comportements, des douleurs, qu’elle ne comprend pas. Comme si quelque chose d’inconnu, d’incompréhensible l’animait et la perturbait de l’intérieur. Pourquoi fais je cela ? Qu’est ce que cette souffrance que je ressens et dont je ne perçois pas vraiment la raison d’être ? Et qui produit de la souffrance psychique.


Impression chez moi de quelque chose qui cloche
Même si parfois, c’est un tiers, son médecin traitant ou un ami qui conseille d’aller consulter un psychologue, pour que le travail psychologique puisse vraiment démarrer, il est important de trouver que chez soi, il y a quelque chose « qui cloche« .
Accepter qu’il existe chez soi une douleur psychique est déjà un pas vers son dépassement. En effet, c’est par l’acceptation de ce qui existe, même si nous préférerions une fois de plus « laisser le mouchoir dessus pour ne plus y penser« , tout en sachant que les symptômes reviendront. Consulter c’est admettre l’existence d’une douleur psychique et en même temps, c’est commencer à y mettre une certaine distance en envisageant de pouvoir en parler et de la dépasser.
La consultation
chez le psychologue
Ces premiers entretiens se déroulent en face à face et ils durent à peu près une heure. Ils vont permettre de se faire une idée de la nature du contact entre le consultant et le psychothérapeute. Ils vont également permettre d’exposer ce qui ne va pas, ce qui motive cette nécessité de venir parler à un professionnel.
Au cours de ces premières consultations, il va s’agir d’évaluer les difficultés qui motivent cette demande de travail psychologique. Ce qui fait symptôme est il ancien et se répète-t-il depuis longtemps ou a-t-on affaire à des problèmes récents ? Si les difficultés sont récentes et réactionnelles, un ou quelques entretiens pourront être suffisants.. En revanche, si les symptômes sont installés depuis longtemps, il est probable qu’un travail plus long sera nécessaire, psychothérapie ou psychanalyse.
